TIMBRES PASSION 2026 à HYERES - Championnat national de Philatélie
Offert par Colombes Philatélie
** : MNH (Mint Never Hinged) = Timbre neuf, gomme d'origine intacte, sans trace de charnière.
** : UM (Unmounted Mint) = Timbre neuf, gomme d'origine intacte, sans trace de charnière.
* : VLH (Very Light Hinged) = Timbre neuf avec très légère trace de charnière.
* : MLH (Mint Light Hinged) = Timbre neuf avec légère trace de charnière.
* : LH (Light Hinged) = Timbre neuf avec charnière légère.
* : MH (Mint Hinged) = Timbre neuf, gomme d'origine intacte, avec charnière.
* : MHH (Mint Heavy Hinged) = Timbre neuf, gomme d'origine intacte, avec charnière imposante.
* : MM (Mounted Mint) = Timbre neuf, gomme d'origine intacte, avec charnière ou trace de charnière.
O : U (Used) = Timbre oblitéré.
O : C (Cancelled) = Timbre oblitéré.
CTO (Cancelled To Order) = Oblitération de "courtoisie".
(*) : MNG = (Mint No Gum) = Timbre neuf sans gomme.
(*) : NSG (Neuf Sans Gomme) = Timbre neuf sans gomme.
(**) : Timbre regommé.
OG : (Original Gum) = Gomme originale.
GT : Gomme tropicale.
ND : Timbre non dentelé.
NN : Format non conventionnel.
XF (Extra Fine) = LUXE - SUP : Superbe, timbre de qualité exceptionnelle, supérieure à la normale.
VF (Very Fine) = TTB : Trés Très Beau, timbre sans aucun défaut et de très belle qualité.
VG (Very Good) = TB : Très beau, timbre sans défaut (marges, oblitération légère, dentelure intacte).
G (Good) = B : Timbre sans défaut marqué, apparent ou caché (marges réduites mais filets intacts, oblitération un peu lourde mais acceptable, dent courte mais non manquante).
DEF : Défectueux, timbre de 2ème choix, présentant des défauts visibles (aminci, oblitération très lourde, filet touché, dent manquante, pli, couleur passée).
CV (Catalog Value) : Cote (catalogue).
RC (Round Cancellation) : Cachet rond.
SON (Smack On the Nose) : "Baiser sur le nez" pour un cachet très bien centré.
SC : Série complète.
BD4 : Bloc de 4.
BF ou Bdf : Bord de feuille.
Cdf : Coin de feuille.
FDI (First Day of Issue) : 1er jour d'émission.
FDC (First Day Cover) : Enveloppe Premier jour.
BOB (Back of Book) : Timbres de fin de catalogue.
WM : (Watermark) : Filigrane.
DBL. SURCH. : Double surcharge.
Offert par le Cercle Philatélique Rencontre
Offert par Rhône Philatélie
Offert par Yvert & Tellier
Sur les téléphones, vous pouvez agrandir l'image pour lire avec détails.
Pour mieux comprendre les termes usuels à propos des timbres. Abréviations, termes techniques.
ACCP : Association des Collectionneurs de Carnets et de Publicitimbres.
ACEP : Association de Collectionneurs d'Entiers Postaux.
Accusé de réception : Timbre spécial, oblitération ou carte servant à avertir l’expéditeur que son envoi est bien parvenu au destinataire. Les initiales "A.R3, abréviation des termes "avis de réception", sont habituellement incorporées dans le dessin.
Adhésif : désigne un timbre-poste destiné à être collé sur un produit postal – lettre, carte ou colis – au moyen d’une gomme ou autre substance adhésive et qui diffère d’un procédé d’affranchissement imprimé directement sur une enveloppe ou tout autre type d’entier postal. Par ailleurs, désigne la gomme au moyen de laquelle un timbre-poste est collé sur une lettre.
Aérogramme : formule pliable et collable comportant un timbre déjà imprimé et vendu pour le prix du timbre par la Poste. Cette sorte de "lettre" peut être expédiée par avion dans n’importe quel pays du globe sans surtaxe supplémentaire. Les aérogrammes se collectionnent comme des entiers postaux. Ils sont parfois illustrés.
Affranchissement : timbre ou ensemble des timbres représentant le montant de la taxe postale requise pour l'acheminement d'un envoi. L'affranchissement composé est l'ensemble des timbres de genre différent. L'affranchissement mixte est composé des timbres émis par des autorités postales différentes. L'affranchissement philatélique est réalisé sous l'influence d'un philatéliste, composé généralement des timbres commémoratifs ou des timbres à surtaxe.
Affranchissement de fortune : Réalisé par des moyens anormaux, préconisé ou toléré par l’administration des postes en raison de circonstances exceptionnelles. En cas de pénurie de timbres-poste, l’administration peut admettre que l’expéditeur ou le bureau de poste affranchisse le courrier par des moyens de substitution. Exemples: P.P. en l’absence de timbre-poste, griffe, timbre-poste coupé pour une valeur au prorata de la surface utilisée, en numéraire, utilisation d’un timbre-poste en remplacement d’un timbre-poste préoblitéré.
Agent embarqué : agent des postes affecté à un bureau flottant.
Ambulant : pour gagner du temps, La Poste a installé dans les trains de véritables bureaux où s’effectuent les opérations de tri. Les bureaux ambulants ont été dotés de cachets spéciaux (indiquant les villes au départ et à l’arrivée du parcours) pour oblitérer le courrier qu’ils ont trié.
Aminci : timbre dont l'épaisseur de papier est diminuée à un ou plusieurs endroits. Souvent le résultat du mauvais décollement du timbre de son support d'origine. Aussi appelé "clair".
Anneau-Lune : petite tache blanche circulaire qui apparait parfois sur des timbres d'usage courant. Elle est le résultat de la présence d'une petite pastille de papier provenant de la perforation de la dentelure, qui s'est collée sur le rouleau d'impression.
Annexe (bureau) : établissement postal secondaire.
Annulé : surcharge déposée sur la valeur faciale afin d'annuler ou de modifier son pouvoir d'affranchissement.
Ballongramme : message porté à Paris par des pigeons envoyés de Tours, puis de Bordeaux, où le gouvernement s'est successivement retiré, pendant l'encerclement de la capitale par les Prussiens, en 1870-1871.
Ballon monté : courrier datant de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, où lors du siège de Paris, entre le 23 septembre 1870 et le 28 janvier 1871, il s'agissait de faire partir du courrier civil ou militaire par voie aérienne, par Ballon à gaz, avec nacelle ; Lettres sur papier très fin ou des journaux à format réduit. Une griffe est apposée sur le frontispice de la lettre : "ballon monté". Le 23 septembre 1870, 125 kg de dépêches officielles, journaux et quelques lettres arrivèrent à destination, hors de Paris, de l'autre côté des lignes ennemies. Exploit renouvelé de nombreuses fois, qui permit la communication avec l'extérieur. Ce fut la naissance de la Poste Aérienne. Ces pièces sont très recherchées pas les philatélistes, pour leur histoire.
Bande : réunion de plusieurs timbres non détachés. Lorsqu'ils sont seulement au nombre de deux, on utilise le terme paire. Bandes et paires peuvent être verticales ou horizontales.
Bande pour journaux : bande de papier qui servait autrefois à entourer les journaux pour faciliter leur expédition. Pour les philatélistes, désigne plus particulièrement celles de ces bandes qui comportaient un timbre imprimé, constituant ainsi un entier postal.
Bandelette publicitaire : publicité figurant sur la bandelette, normalement blanche, attenant à un timbre. Très souvent émise en carnets. Constitue un thème de collection spécifique.
Bienfaisance (timbres de) : timbre vendu à un prix supérieur à sa valeur d'affranchissement afin de remettre la différence à une œuvre charitable (Croix Rouge par exemple).
Blocs : composition d'au moins 4 timbres solidaires. Différents ou identiques, ils sont disposés sur deux rangées minimum. La Suisse se collectionne beaucoup par blocs de 4. Voir aussi "coin daté".
Bloc-feuillet : petite feuille sur laquelle est imprimé un ou plusieurs timbres, similaires ou différents, dentelés ou non, souvent émis pour une occasion particulière. Entourée de marges, celles-ci peuvent soit comporter des inscriptions, soit être illustrées. Un BF doit demeurer entier.
Bon à tirer : formule donnant l’autorisation d’imprimer d’après une dernière épreuve ou un essai.
Bord de feuille : timbre auquel la marge la plus large est restée attachée, plus-value pour les timbres anciens.
Boules de Moulins : durant la guerre franco-prussienne de 1870, tentative d'acheminement du courrier (rassemblé à Moulins sur Allier), à destination de Paris assiégé, dans des boules de zinc hermétiques (20 cm de diamètre env.), pouvant contenir jusqu'à 400 lettres. Ces lettres de 4 grammes devaient être affranchies à Un Franc et comporter la mention "Par Moulins (Allier)". 55 de ces boules furent mises à l'eau dans la Seine en espérant rattraper ces boites à ailettes (pour être entrainées par le courant), grâce à des filets tendus en travers du fleuve, à Paris. Le 22 janvier 1871, des glaçons se forment sur la Seine, le courant ralentit et les glaçons détruiront les filets. Ce fut un échec, aucune boule n'a été récupérée sur le moment. Plusieurs d'entre elles ont été retrouvées beaucoup plus tard, la dernière fut découverte en 1982, lors de travaux dans le lit de la Seine. En 1968, les lettres sont reconnues par une griffe officielle de La Poste, au dos pour les authentifier.
Brucelles : C’est le principal outil du philatéliste. Il permet de manipuler les timbres sans les abîmer. Les brucelles (pinces philatéliques) se présentent sous différentes formes. Elles peuvent avoir des bouts arrondis, pointus ou plats.
Bureau à l’étranger : bureau de poste, dépendant de l’Administration métropolitaine, installé en territoire étranger.
Bureau temporaire : bureau de poste provisoirement ouvert pendant la durée d'une manifestation principalement philatélique.
Burelage : fonds de sûreté imprimé, constitué d'un réseau de lignes sur lequel le timbre est imprimé. Ce procédé est utilisé afin d'éviter l'utilisation par des faussaires des espaces non imprimés.
Cachet : voir Oblitération.
Cachet de facteur : le fonctionnaire a longtemps détenu un petit cachet pour annuler les timbres ayant échappé à l’oblitération.
Cachet muet : cachet sans nom de bureau de poste.
Cadres variés : ces mots signifient que les timbres d'une même émission représentent un même type entouré d'ornements différents.
Cancelled : on trouve cette surcharge sur des timbres de pays de langue anglaise. Signifiant "Annulé", elle est parfois apposée sur des timbres neufs, vendus après démonétisation.
Caractères : les caractères typographiques les plus employés sont : ANTIQUES - EGYPTIENS - ROMAINS - ITALIQUES - NORMANDS.
Carnet : livret réunissant plusieurs timbres et vendu comme tel en bureau de poste.
Carte de visite : carte qui, sous enveloppe non close, devait, pour bénéficier d’un tarif réduit particulier, ne porter que les nom et adresse de l’expéditeur et un maximum de cinq mots.
Carte-lettre : achetée à la Poste au prix du timbre qui est imprimé sur son recto, cette feuille de papier, repliée en deux et cachetée en rabattant ses bords pointillés et gommés, garantissait, comme une lettre, le secret de la correspondance.
Carte maximum : carte illustrée dont le timbre, l'oblitération et l'illustration se rapportent au même sujet. La carte doit, généralement, avoir été éditée avant la date d'émission du timbre.
Catalogue : Ouvrage de base pour tout philatéliste. Il indique la date d’émission, le sujet le format, les couleurs, le tirage, la dentelure et la cote des timbres. Il peut être spécialisé, traiter d’un seul pays ou de plusieurs.
Catapulte : acheminé par avion ou hydravion, ce courrier est catapulté à partir d'un navire.
Cécogramme : texte écrit en braille, dont l'expédition par la Poste bénéficie d'un tarif particulièrement réduit, gratuit depuis 1959, afin de faciliter la circulation des écrits entre non-voyants. D'où des lettres parfaitement conformes au règlement ayant circulé avec un affranchissement restreint. Elles portent des mentions du type "écriture d'aveugle".
Centrage : chaque timbre doit en principe avoir des marges identiques de chaque côté, qu’il soit dentelé ou non. Cela ne s’avère pas toujours exact car l’impression d’un timbre n’est pas toujours parfaite.
Charnière : petit morceau de papier pelure gommé, longtemps utilisé (jusqu'à la fin des années 50 ) pour coller et maintenir les timbres dans les vieux classeurs. Ces charnières se mettent au dos des timbres, mieux vaut les utiliser pour les oblitérés. Il est préférable d'acheter des timbres neufs sans charnières. Un timbre neuf avec charnière perd une partie de sa valeur car sa gomme est altérée.
Chiffre, Petit (PC) : annulation par un cachet portant, au centre d’un losange de points, le chiffre indiquant le classement, par ordre alphabétique, du bureau qui oblitère le timbre-poste, suivant la nomenclature établie en 1852.
Chiffre, Grand (GC) : annulation par un cachet portant, au centre d’un losange de points, le chiffre indiquant le classement, par ordre alphabétique, du bureau qui oblitère le timbre-poste, suivant la nomenclature établie en 1862. Les chiffres sont d’une dimension supérieure à ceux de la première nomenclature.
Chiffre-taxe : cette mention figurait sur les timbres de France et des colonies françaises apposés sur les lettres insuffisamment affranchies. Elle indique aussi le montant de la taxe à percevoir.
Choix : premier choix, second choix, expressions qui indiquent respectivement qu'un timbre est parfait ou imparfait : un amincissement, une petite fente, une dentelure incomplète, une oblitération trop forte, même un défaut de fraîcheur, sont autant d'anomalies qui en diminuent plus ou moins la valeur.
Classeur : Ensemble de feuillets rigides reliés et munis de bandelettes dans lesquelles on peut glisser les timbres sans avoir besoin de les fixer.
Classique : se dit d'un timbre poste émis avant 1900. Les timbres émis entre 1900 et 1940 sont dits "semi-modernes" et ceux après 1940 "modernes".
Cliché : empreinte d’un dessin servant à en tirer un grand nombre d’exemplaires.
CNEP (Chambre Syndicale des Négociants en Philatélie) : la CNEP est une organisation professionnelle Française. Elle a défini les critères * et **. Elle emet régulièrement les blocs CNEP, souvenirs totalement privés et sans aucune valeur philatélique qui sont cependant cotés dans les catalogues (dont les éditeurs sont membres de la CNEP).
Code postal : pour permettre le classement du courrier par villes et par régions, la Poste utilise des lecteurs optiques devant lesquels défilent les lettres préalablement codées. Pour accélérer l’acheminement, il est recommandé de faire figurer la localité du destinataire précédée de son code postal composé de chiffres et de lettres que le postier transformera en code à barres.
Coin daté : depuis 1922, pour certaines émissions, les feuilles de timbres disposent d'une date imprimée dans la marge inférieure droite, d'où l'expression "coin daté". Les coins datés font l'objet d'une collection spécifique et se collectionnent le plus souvent par bloc de 4 timbres.
Colis postaux : acheminement de colis que la Poste a sous-traité à des compagnies privées dès 1890, puis à la SNCF.
Commémoratifs : timbres émis pour commémorer un évènement. Ces émissions ont été mises à la mode en 1892 par les Etats d'Amérique qui ont presque tous émis des timbres à l'occasion du quatrième centenaire de la découverte de l'Amérique. La plupart de ces émissions sont faites pour être vendues aux collectionneurs plutôt que pour affranchir les lettres.
Communauté française : établie par la Constitution de 1958, désigne l’ensemble des pays anciennement liés à la France auxquels la France réserve des tarifs postaux privilégiés.
Contreseing : griffe désignant une fonction, ou signature manuscrite apposée sur le recto d’une lettre expédiée sans affranchissement afin quelle soit délivrée en franchise au destinataire.
Coquille : portion indivisible du cylindre d’impression des timbres par rotative. En France, le cylindre porte quatre coquilles en typographie, ou trois en taille douce.
Cote du timbre : prix indicatif du timbre sur le marché ; sachant que vous l’achèterez la plupart du temps à un prix inférieur. La cotation du timbre dépend bien sûr et surtout de sa rareté sur le marché et donc de l’offre et de la demande, comme tout marché. À cela s’ajoutent différents critères qui font varier le prix comme l’état neuf ou l’oblitération, la charnière, etc...
Couché : papier dont la surface est très glacée et brillante ; c'est le chalky paper des Anglais. Les séries jubilaires d'Autriche, quelques émissions des Colonies Anglaises et Françaises ainsi que de nombreuses séries modernes, ont été imprimées sur ce papier, qui constitue un support très mauvais pour les couleurs. Il ne faut pas mettre ces timbres dans l'eau et si on ne les protège pas dans l'album par une feuille de papier cristal, les couleurs se fanent et se rayent rapidement.
Couleur : certains timbres, surtout classiques ou semi- modernes, peuvent avoir des valeurs fort différentes suivant les variations de nuances.
Coupé sur lettre : timbre coupé en deux ou même en quatre pour servir d'affranchissement sur une lettre. On rencontre ce cas de figure notamment lorsqu'un bureau de poste se trouve en situation de pénurie de timbres. Les lettres ainsi affranchies peuvent être extrêmement recherchées, à condition qu'elles aient été effectivement autorisées par l'autorité postale et qu'il ne s'agisse pas de fabrications philatéliques.
Coupon réponse : Le coupon réponse est un document qui s'échange contre un timbre permettant d'affranchir une lettre à destination de celui qui a joint le coupon réponse ; c'est l'équivalent, mais non plus limité à un seul pays, du TPR. Un coupon réponse peut être valable à l'intérieur d'une zone particulière (par exemple les colonies françaises), ou dans les pays (le CRI).
Cours d'instruction : en 1911, les PTT créèrent des centres de formation et d'instruction des postiers débutants. Des cours pratiques consistaient à taxer différentes formes de correspondances, à l'aide d'un cachet portant le nom de la ville et mention "Cours pratiques". Comme ces taxations n'étaient que théoriques, on a employé des timbres que l'on a surchargé pour leur enlever toute valeur fiduciaire. Surcharges "ANNULÉ" puis "SPÉCIMEN". Attention, ne pas confondre avec les surcharges "SPÉCIMEN" employées pendant la période classique (Napoléon, Sage) et semi-classique (Merson, Orphelins, Chômeurs intellectuels). En 1926, les PTT ont utilisé des timbres fictifs (ou simili timbres) en remplacement des surcharges.
Daguin : inventeur français ayant mis au point un appareil manuel permettant, en une seule opération, l’apposition sur le courrier de deux empreintes dont l’une est un cachet à date ; l’autre est un cachet à date ou un texte publicitaire ou un dessin linéaire. Son nom désigne aussi la machine ou l’empreinte produite.
Date d’émission : c’est la date, l’année de son impression et mise sur le marché. Il existe quelques timbres imprimés n'ayant jamais été émis sur le marché (non émis).
Démonétisé : il s'agit d'un timbre dont l'usage postal d'affranchissement n'est plus autorisé. Un timbre est démonétisé à la suite d'un décret le retirant de la circulation. Cela vaut pour les premiers timbres commémoratifs ou à surtaxe ; il s'agit le plus souvent de séries émises à la demande et sur le financement d'organismes extérieurs à La Poste (la Caisse d'Amortissement, les comités d'organisation des Jeux Olympiques de 1924 et de l'exposition des Arts Décoratifs de 1925), les premiers timbres au profit de la Croix-Rouge française, les timbres aux profits des orphelins de la Guerre, les timbres à l'effigie du Maréchal Pétain (démonétisés à la Libération), tous les timbres surchargés de la libération, le 75 cts Ronsard, le 5F rose Marianne de Gandon, les timbres locaux de Poste Aérienne du paquebot "Ile de France" (les 90c Berthelod et 1F50 Pasteur surchargé 10F).
Dentelé : timbres dont les bords ont été perforés afin de faciliter son découpage. Il est important qu'un timbre ait toutes ses dents, une ou des dents manquantes entraînent une perte de valeur importante. Si le mot est suivi d'un chiffre, il indique le nombre de dents contenu sur deux centimètres. La dentelure d'un timbre se mesure avec un odontomètre. Dentelés 13 signifie que les timbres d'une émission sont tous dentelés 13 sur les quatre côtés. Dentelés 13 x 14 signifie que le côté horizontal a 13 dents et le côté vertical 14. Dentelés 13-14 signifie que les timbres d'une émission sont indifféremment dentelés 13, 13 x 14, 14 x 13, ou 14. Dentelés 12, 12 x 12,5 signifie que chaque timbre de la série existe sous deux formes de dentelure différentes : 12 et 12 x 12,5.
Diptyque : appellation utilisée pour une paire de timbres, lorsque l'ensemble de l'illustration figure sur les deux timbres. Chaque timbre n'est qu'un composant de l'ensemble.
Double Impression : impression résultant de deux passages successifs sous la presse.
Emission commune ou conjointe : émission simultanée d’un ou de plusieurs timbres-poste semblables ou sur un même thème, émis par les administrations postales de deux ou plusieurs États.
Empattement : forme donnée à la terminaison des jambages verticaux des lettres. Sans empattement : antiques - Empattement rectangulaire : égyptiennes - Empattement triangulaire : elzévir - Empattement à trait fin : romain.
Entier Postal : formule (enveloppe, carte postale, carte lettre, bande à journaux...) éditée par l’administration postale comportant un timbre-poste directement imprimé, correspondant à son affranchissement et vendu pour son prix. L’enveloppe préaffranchie est un entier postal sur lequel un timbre-poste est imprimé par les autorités postales avant la mise en vente. Ce type de document n'a de valeur que s'il est conservé entier. La Poste commercialise les entiers postaux sous la dénomination "prêt-à-poster".
Enveloppe "premier jour" : enveloppe souvenir émise lors de la sortie d'un timbre-poste et associant le timbre, un cachet indiquant la date d'émission et souvent un visuel. Les enveloppes "premier jour" font l'objet d'une collection spécifique.
Épreuve : tirage d'essai réalisé dans différents visuels, tailles, couleurs, et formes, destiné à juger de sa qualité et sa conformité avec le cahier des charges communiqué à l'imprimeur par l'autorité postale.
Epreuves d’artiste : épreuves effectuées d’après le poinçon définitif à une quinzaine d’exemplaires au plus et dans les couleurs différentes de celles choisies pour le timbre.
Epreuve de luxe : épreuve destinée à être offerte et portant un poinçon spécifique qui n’est pas celui destiné à produire le matériel d’impression. Une épreuve de luxe en taille-douce présente une petite cuvette, la marque de contrôle et souvent une inscription.
Erinophilie : se dit pour distinguer une collection de vignettes, sans valeur postale.
Essai : terme qualifiant un test d'impression proposé par l'imprimeur mais non adopté par l'autorité postale, ou adoptée après qu'ait été apportée certaines modifications.
Essai de couleur : test d'impression d'un timbre dans différentes tonalités de couleur, destiné à faciliter le choix par l'autorité postale de la couleur définitive du timbre.
Etoile : l’une des premières formes d’oblitération spécifique de Paris.
Expert : en philatélie, ce terme désigne une personne ayant une connaissance pointue par catégories de timbres, soit plus largement une connaissance générale. Ces experts, et d'autres encore, valident l’authenticité d'un timbre au moyen de signatures au verso, ou mieux encore, un certificat photo avec description précise de la pièce.
Expertise : ensemble des opérations, effectuée par un expert philatélique, permettant de vérifier l'état et l'authenticité d'un timbre ou d'une lettre et, grâce à cela, d'estimer sa valeur.
Exprès (timbres) : timbres émis par certains pays pour l'affranchissement des lettres qui doivent être délivrées par exprès dès leur arrivée au lieu de destination.
Faciale : valeur d'affranchissement rédigée dans la monnaie du pays émetteur de ce timbre.
Fac-similé : ces mots, imprimés au recto ou au verso des timbres, indiquent que ceux-ci sont faux. Cette mention est malheureusement exceptionnelle et les timbres faux se présentent en général sous les aspects les plus trompeurs.
Faux : la rubrique est large, tant il existe des faux et des techniques de reproduction. Il faut distinguer les faux, pour tromper la poste, de ceux destinés aux philatélistes. Les timbres faux ont été réalisés afin de tromper l'acheteur potentiel et de gagner de l'argent illégalement. Un faux peut être total ou partiel. Fausse gomme, dentelure réalisée dans ou sur un non dentelé, décoloration pour en faire une variété, fausse surcharge. Les faux constituent le piège principal pour les philatélistes novices. Bien sûr, fabriquer et vendre des timbres faux constituent un délit.
Faux pour tromper la poste : reproduction d'un timbre réalisée par un faussaire ou, parfois, par un particulier, destinée à frauder l'administration des postes dans le cadre de l'envoi de courriers. Plusieurs de ces faux sont répertoriés dans le catalogue Yvert & Tellier.
Faux pour tromper les collectionneurs : reproduction d'un timbre, souvent rare, réalisée de toute pièce par un faussaire pour abuser les philatélistes.
Feuille : ensemble de timbres imprimés sur une même feuille de papier. En général, une feuille complète de timbres regroupe 25, 50 ou 100 timbres.
Fil de soie : contenu dans la pâte à papier afin d'empêcher la contrefaçon. On trouve généralement ce procédé sur les timbres Suisses. On distingue les fils de soie ou fragments de fil de soie en retournant le timbre.
Filet touché : il s'agit de timbres découpés dans des planches entières, où le coup de ciseau est parfois malheureux et entame son voisin ; celui-ci n'a alors presque plus de valeur.
Filigrane : dessins inscrits dans la pâte à papier qui permet de distinguer différents tirages de timbres (Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique...). Si 3 timbres peuvent vous sembler identiques, il peut y avoir une différence de filigrane et même des variétés (couché, à l'envers...), entraînant un numéro différent dans les catalogues mais également une différence de prix. On avait coutume d'utiliser un récipient avec un fond noir que l'on remplissait de benzine (l'eau écarlate fonctionne aussi) et dans laquelle on plongeait le timbre face vers le bas afin de voir apparaitre ledit filigrane. Cette méthode présente des risques pour les timbres imprimés en héliogravure, il est donc préférable d'utiliser un filigranoscope. Le papier étant plus fin là où apparaît le filigrane, il peut se distinguer en transparence. Procédé utilisé notamment dans les pays anglo-saxons.
Fiscaux - postaux : les timbres fiscaux sont ceux qui sont émis uniquement pour les besoins du fisc (enregistrement, contributions directes et indirectes, etc.). Quelques pays ont admis des timbres fiscaux à l'affranchissement des correspondances ; ce sont ces timbres que nous appelons fiscaux-postaux.
Flamme : partie allongée d’une oblitération mécanique comportant soit des lignes ondulées, soit des inscriptions, soit une illustration.
Flan : pièce métallique destinée à recevoir l’empreinte d’un poinçon (ou d’un coin).
Fond de sûreté : vernis ou impression d'une trame, apposé préalablement sur le papier destiné à l’impression des timbres, afin d’en empêcher la reproduction.
Format : dimensions horizontale et verticale d'un timbre.
Foulage : impression lourde, occasionnant un relief dans le timbre, surtout due aux surcharges.
Franchise : le droit de franchise permet de recevoir les lettres sans en payer le port. Supprimée au 1er janvier 1996, sauf pour le Président de la République et le service de la Poste, elle pouvait résulter de la qualité du destinataire, de celle de l’expéditeur et se matérialise par l’apposition d’une griffe (empreinte manuscrite ou mécanique).
Franchise militaire : gratuité accordée aux militaires en campagne pour l’envoi et la réception des lettres du 1er échelon de poids et des cartes postales (à partir de 1870). Ces impressions se justifiaient par les périodes où les militaires étaient plus nombreux et loin de leur pays (colonies). Elle était matérialisée par un cachet de service, une griffe, puis par la mention "Franchise militaire" ou "FM". Actuellement les courriers sont expédiés en franchise postale sans avoir besoin d'y adjoindre un timbre.
Franc de port : Cachet qui signifie que l’objet postal est dispensé de frais de port souvent par les gouvernements et les autorités postales.
Galvano : outil de fabrication des timbre-poste obtenu par galvanoplastie et comportant un ensemble de reproductions du poinçon d’un nombre prédéterminé. Le galvanotype provient du passage au bain galvano- plastique d’un ensemble de flans imprimés par le coin utile. Il ne sert qu’à la préparation des suivants. Le galvano de service est une reproduction galvanoplastique égale du galvanotype et est, par multiples réunis, directement utilisé pour l’impression des timbres.
Galvanoplastie : procédé de reproduction des gravures par dépôt électrolytique sur une surface inverse conductrice.
Gaufré : papier montrant un léger relief après être passé à sec entre deux cylindres gravés.
Gomme : également appelée "colle". Colle spéciale au verso du timbre. On différencie gomme originale (GO) et gomme non originale (GNO) pour les timbres regommés. L'état de la gomme est un élément important pour définir la valeur d'un timbre neuf.
Gravé : se dit d'un timbre imprimé en taille-douce, dont le léger relief est dû au burin de l'artiste, qui dans l'acier dur, grave la figurine. Les timbres gravés se reconnaissent à la finesse de leur impression et à la légère saillie de l'encre sur le papier. Ils figurent parmi les plus beaux qui aient été émis et la France, qui avait été longtemps rebelle à l'emploi de ce procédé, lui a fait faire par la suite des progrès remarquables.
Grille : type d'oblitération utilisée sur les premiers timbres français, dans le but de rendre impossible leur réutilisation.
Grilles en relief : léger burelage appliqué à sec en relief sur certains timbres anciens des Etats-Unis et du Pérou et qui avait pour but d'empêcher le lavage de l'oblitération.
Guerre : Les Timbres de Guerre sont émis et utilisés pendant la période transitoire et lors des conflits militaires. Ce sont souvent les timbres du pays envahi et surchargés par le vainqueur.
Guillochis : motif répétitif, constitué de lignes très fines en forme d'arcs de cercle, apposées en marge d'une feuille de timbres imprimés en taille-douce.
Héliogravure : procédé photomécanique d'impression dans lequel les éléments imprimants sont en creux (alvéoles) par lequel l'encre est transférée directement depuis le cylindre métallique (cuivre) gravé vers le support. Le cylindre est gravé mécaniquement, à l'aide d'un diamant ou au laser. La taille et/ou la profondeur des creux (alvéoles) va déterminer une trame plus ou moins dense et donc une intensité de couleur plus ou moins importante. L'encre doit être très liquide, afin de pouvoir rentrer dans les creux du cylindre. Ce procédé a fait son apparition philatélique en Bavière avec la série de 1914 à l'effigie du prince Louis III, alors régnant.
Impression à plat : impression à l’aide de planches planes sur des feuilles découpées à l’avance.
Impression inversée : impression dans laquelle, par erreur, le dessin, ou une partie de celui-ci, est à l'envers. On trouve également des impressions de surcharges renversées.
Interpanneaux : parties, à l'intérieur d'une feuille de timbres-poste, ne recevant pas d'impression, et servant notamment à séparer deux panneaux d'une même feuille. Elles peuvent recevoir diverses indications ou marques de service. Les paires de timbres séparées par un interpanneau peuvent bénéficier d'une plus-value, notamment dans les émissions anciennes.
I.T.V.F. : signifie Imprimerie des Timbres-poste et des Valeurs Fiduciaires, située près de Périgueux (Dordogne), initialement Atelier des timbres-poste, devenu I.T.V.F. en 1975. En 1989, l' I.T.V.F. est intégrée au Service National des Timbres-Poste (S.N.T.P.), chargée de la conception et de la commercialisation des émissions philatéliques de La Poste. Le S.N.T.P. devient Phil@poste en mars 2006, et l' I.T.V.F. est rebaptisée "Phil@poste-Boulazac".
Lampe UV : appareil à rayonnement ultra-violet qui sert à scruter le timbre, pour faire apparaître les bandes de phosphore, différencier le papier azurant et déceler les éventuels truquages ou réparations subis par le timbre. Il en existe en deux longueurs d'ondes 254 nm (plus particulièrement pour les timbres Anglais avant 1993, USA, Israël, Finlande) et 366 nm (la plus courante).
Légende : inscriptions qui figurent sur un timbre.
Lettres en retard (timbres pour) : dans certains pays, les lettres mises à la poste après l'heure normale de la dernière levée doivent être munies d'un timbre spécial pour être acheminées le jour même vers leur destination.
Lignes capillaires : Lignes fines sur la surface du timbre causées par des crevasses dans la planche.
Lithographie : procédé de reproduction qui consiste à imprimer sur papier à l'aide d'une presse, un écrit, un dessin, tracé à l'encre grasse, au crayon gras sur une pierre calcaire.
Locaux : employé pour des timbres d'usages restreint, tant dans l'espace que dans le temps. Ils naissent souvent d'une escarmouche ou plus souvent, d'une guerre locale. Beaucoup de timbres locaux proviennent d'émissions de complaisance ou de fantaisie.
Maculé : impression trop encrée par suite d'un incident technique. Lorsque ce défaut est très accentué, il peut s'agir d'une variété donnant une nette plus-value au timbre.
Mancoliste : liste de timbres qui manquent à un collectionneur.
Maquette : dessin original à partir duquel est gravé un timbre.
Marcophilie : étude et collection des marques postales (annotation portée sur une lettre par le service postal) sur les objets de correspondance.
Marge : espace non imprimé qui encadre un timbre. Plus les marges sont larges, plus l’intérêt de la pièce croit.
Marques de contrôle : repères utilisés par l'imprimeur pour s'assurer de l'impression correcte des couleurs d'un timbre ou pour prévenir la contrefaçon. Les timbres attenant à des marques de contrôle peuvent bénéficier d'une plus-value.
Maximaphilie : collection de "cartes maximum" (carte dont le visuel, le timbre et l'oblitération offrent entre eux le maximum de concordance).
Millésimes : timbres en paires avec une bandelette de papier centrale portant un numéro ; celui-ci pour signifier l'année d'impression (9 pour 1909). Les coins datés leurs ont succédé.
Molette de transfert : outil cylindrique permettant, par son relief inverse, la multiplication des gravures en taille douce prises sur un poinçon vers une planche ou un cylindre d’impression.
Monographique : collection limitée à une seule émission, voire même à un timbre unique.
Nettoyage : le meilleur moyen pour cela est de le laisser tremper un quart d'heure dans l'eau froide et de le faire sécher ensuite entre deux morceaux de buvard blanc et bien propre.
Neuf : ce n'est pas assez de dire qu'un timbre neuf n'est pas oblitéré : il faut aussi qu'il soit frais et de tout premier choix. La présence de la gomme d'origine doit être exigée quand un timbre est beaucoup plus cher à l'état neuf qu'à l'état oblitéré.
Non dentelé (et non sans dents) : se dit d'un timbre n'ayant pas de dentelure, fréquent dans les premières émissions, il existe pour les timbres modernes un tirage non-dentelé spécialement émis pour être offert à des personnalités officielles. Les timbres modernes non-dentelés sont cotés plus cher que le timbre d'usage courant.
Non-émis : timbres dont la création a été réalisée et qui, pour une raison particulière (décision politique, circonstance historique ou autre), a été interdit de mise en circulation. Les stocks sont en général détruits.
Nuancier : Carte de teintes concernant les couleurs généralement utilisées dans les timbres-poste. Souvent édités par les imprimeurs et les négociants en timbres-poste et qui permet de vérifier la couleur d’un timbre et les variations de couleurs dans une même émission.
Oblitération : empreinte apposée sur un pli ou un timbre à l'aide d'un tampon à main ou d'une machine. Le cachet précise souvent l'origine du bureau de départ (ou certifie l'arrivée) et annule le timbre afin qu'il ne puisse pas resservir. Avant l'adoption du cachet à date, les cachets les plus divers ont été utilisés. Le philatéliste distingue l'oblitération authentique : empreinte apposée sur un timbre ayant servi pour affranchir un envoi acheminé ; l'oblitération peut être manuelle ou mécanique. Certaines oblitérations donnent une grande valeur à certains timbres, mais ne sont guère collectionnées que dans les pays d'origine de ces timbres ; on ne saurait trop conseiller l'expertise avant l'acquisition de pièces de ce genre, qui ne prennent d'ailleurs tout leur intérêt que quand elles sont sur lettre, sur enveloppe ou sur grand fragment. Les oblitérations à la plume sont les moins recherchées. Cependant, lorsqu'on ne trouve pas un prix spécial pour les timbres OP, on pourra admettre qu'ils ont la même valeur que les timbres oblitérés poste. L'oblitération fiscale consiste généralement en un cachet violet ; l'oblitération télégraphique en un O à l'emporte-pièce.
Oblitération de complaisance : empreinte apposée sur un timbre (ou document) dans un but philatélique ou commercial.
Oblitération temporaire : oblitération délivrée dans le cadre d’une manifestation ou d’une commémoration.
Oblitéré : un timbre oblitéré est un timbre qui a été utilisé pour un affranchissement. L’oblitération a évolué à travers les époques, vous verrez des points ou des grilles, des losanges ou des petits rectangles, des cachets ronds, des chiffres et des lettres qui, à eux seuls, nécessitent parfois des heures d’enquête pour découvrir la période d'oblitération.
Odontomètre : outil en carton ou en celluloïd, portant un graphique, servant à mesurer les dentelures.
Officiel : apposé en surcharge sur un timbre-poste, ce mot le transforme presque toujours en timbre de service.
Offset : procédé d'impression qui est une amélioration de son ancêtre, la lithographie, par le remplacement de la pierre lithographique par une plaque de métal cintrable (du zinc le plus souvent), adaptée à un cylindre. L'impression sur le papier se fait par décalquage sur un cylindre plastique, ce qui permet l'emploi de papiers très peu satinés. L'offset est actuellement le procédé majeur d'impression professionnelle.
Paire : deux timbres reliés l'un à l'autre, soit verticalement, soit horizontalement.
Papier gaufré : il s'agit d'un papier qui montre un léger relief, dû à son passage à sec entre deux cylindres gravés.
Papillon de Metz : petits ballons en papier gonflés au gaz d'éclairage pouvant transporter 40 grammes de lest. On les nomma "Ballons des Pharmaciens" et furent utilisés du 5 au 14 septembre 1870. Ils ont transporté environ 3 000 missives écrites sur du papier pelure appelé "Papillon". Actuellement 17 papillons des pharmaciens sont connus.
Pelurage : amincissement très léger.
Percé en ligne : appellation donnée aux timbres anciens quand une ligne droite perfore de manière régulière les timbres d'une planche afin de les séparer. Elle est quelquefois colorée et on dit alors que les timbres sont percés en lignes colorées. Les mots percés en scie, en arc, etc., indiquent des variantes du même procédé, désignées d'après la forme des empreintes.
Perçage en peigne : Perforations disposées en forme de peigne, par opposition au perçage en ligne.
Perforés : timbre perforé par des initiales ou un dessin. Au début du XXème siècle, les sociétés privées, afin de ne pas voir disparaître leurs timbres entre les mains de leurs collaborateurs ont, pour certaines d'entre elles, perforé leurs timbres. Ce procédé est désormais interdit.
Philatélie : issue de deux mots grecs, "phil", qui signifie "aimer" et "atelia" qui signifie "affranchissement".
Phosphore (bandes de) : appelé par commodité bandes de phosphore, l'appellation devrait être bandes phosphorescentes. Facilement décelable aux UV, elles sont apparues en 1970, sur les blasons de Troyes et Saint-Lô et sur les Marianne de Cheffer. Elles ont été généralisées à partir des Marianne de Béquet. Le but étant de faciliter le tri entre le courrier non urgent (1 bande phosphorescente) et le courrier urgent (3 puis 2 bandes phosphorescentes).
Phosphorescence : substance appliquée sur un timbre et émettant un rayonnement ultraviolet permettant le tri automatique des lettres. La quasi-totalité des timbres aujourd'hui en France possèdent des barres phosphorescentes. Leur oubli constitue une variété pouvant induire une nette plus-value.
Pigeongrammes : avec l'investissement de Paris (Guerre de 1870), un service de reproduction des dépêches officielles fut organisé à Tours, où l'on avait transporté des pigeons voyageurs. Copiées au début à la main, elles furent ensuite typographiées et photographiées sur microfilm. Les dépêches ainsi reproduites étaient introduites dans un tube fabriqué avec l'extrémité d'une grosse plume et fixé dans les plumes de la queue du pigeon. Avec une douzaine de pellicules, on pouvait expédier 30 000 dépêches.
Piqué : synonyme de dentelé. De même, piquage est employé dans le même sens que dentelure.
Planche : ensemble de clichés sur lesquels on imprime les timbres par feuilles entières.
Pli accordéon : accident causé, lors de l'impression d'un timbre poste, lorsque le papier se replie sur lui-même, laissant une partie non imprimée, rendue visible lorsque le papier est déplié.
Pneumatique : service d'envoi rapide ouvert au public le 1er mai 1879, des correspondances destinées à circuler dans Paris et certaines villes de banlieue, par un réseau de tubes souterrains utilisant la propulsion par air comprimé. Ce service est supprimé à Paris dans les années 1980.
Poinçon : le poinçon original est une pièce généralement métallique, plus rarement en bois, sur laquelle l’artiste grave le timbre à ses dimensions réelles. C’est à partir de cette pièce que l'on prépare les matrices.
Pointillé : se dit d'un papier qui présente une impression plus ou moins visible de petits points rapprochés, formant une espèce de semis grisâtre.
Poreux : se dit d'un papier à trame apparente, mou et généralement assez épais.
Porte-timbre : bandelette ou vignette gommée, comportant une inscription publicitaire sur son pourtour, permettant de coller un timbre-poste en son centre. Publicités imprimées par la fabrique officielle des timbre-poste ou par des firmes privées. Séparée du timbre, la partie publicitaire n'offre pas de valeur philatélique.
Poste aérienne : apparue lors de la guerre de 1870 avec les premiers envois de courrier par ballons montés, la poste aérienne s’est surtout développée à partir de 1919 pour utiliser les avions et les pilotes de guerre sans emploi.
Poste maritime : service postal qui gère le courrier remis à des navires marchands ou des paquebots, à charge pour eux de le déposer au port de destination.
Premier choix : terme qualifiant un timbre irréprochable à tout point de vue. S'oppose à "deuxième choix", terme qualifiant un timbre avec défauts.
Premier jour : oblitération spéciale apposée sur un timbre à l'occasion de sa première mise en vente.
Préoblitéré : certains timbres sont oblitérés dès l'impression afin d'éviter l'oblitération par les postes et sont utilisés pour les envois en nombre par les entreprises. Ils furent les ancêtres de la machine à affranchir. Si au début on utilisa les timbres d'usage courant que l'on surchargeait de la mention "AFFRANCHts POSTES", dès 1953 furent émis des timbres spécifiques à cet usage.
Provisoire : timbre ou émission faite occasionnellement par suite du manque d'une ou plusieurs valeurs postales. La brièveté de leur existence leur confère souvent une certaine rareté.
Publicitimbre : voir porte-timbre.
Recette de plein exercice : bureau participant à toutes les opérations du service postal.
Recette principale : recette centrale de plein exercice installée dans le chef-lieu d'un département.
Recto d’une carte postale : c’est le côté portant la mention : carte postale ; l’autre face constituant le verso. Les cartes postales antérieures à l’année 1904 ne comportaient au recto que l’emplacement destiné à noter l’adresse du destinataire (l’illustration et la correspondance étaient regroupées sur le verso).
Recto-verso : impression du visuel d'un timbre au recto et au verso de celui-ci par décalque. Il s'agit d'une variété induisant une nette plus-value.
Recto et verso (impression) : se dit d'un timbre imprimé à l'endroit, au recto comme au verso.
Régime : ensemble des règles auxquelles sont soumis les envois postaux, On distingue le régime intérieur, le régime international et certains régimes spéciaux.
Regommé : qualifie un timbre dont la gomme d'origine a été remplacée pour lui donner un meilleur aspect (soit qu'elle était abîmée, soit qu'elle présentait une charnière). Souvent réalisée par un philatéliste dans un but frauduleux pour augmenter à tort la valeur d'un timbre.
Réémission : Réintroduction sur le marché d’un timbre-poste ayant une représentation graphique donnée, dont la vente avait été auparavant arrêtée ou interrompue. Il peut être d’une couleur ou nuance différente, ou bien sa valeur peut avoir été modifiée.
Re-entry : mot anglais qui s'applique à un timbre présentant quelques traces d'un report mal effacé et qui doublent certaines parties de l'image obtenue par un nouveau report.
Réimpression : tirage spécial réalisé avec la planche qui a servi pour l'impression du timbre.
Réparés : désigne une pièce philatélique sur laquelle des réparations ont été effectuées pour en améliorer l'aspect : ajout de papier, de gomme, etc. Procédé souvent réalisé dans un but frauduleux pour tromper les collectionneurs.
Repère : Marque imprimée généralement sur les bords de feuille et destinée à permettre soit une seconde impression en faisant coïncider les repères des deux impressions, soit de denteler.
Replaquage : Restauration d’un timbre-poste ayant subi un accident au verso (aminci). Cette réparation concerne toute la surface du timbre-poste considéré. Elle peut également permettre de remarger un timbre entamé.
Report : opération qui consiste soit à décalquer l'image d'une gravure pour la reproduire sur une pierre lithographique ou sur un bloc de métal ; soit à reporter sur zinc (pour l'impression offset), par un procédé photographique, le texte et les clichés qui ont été préalablement imprimés ou montés (typons) sur cellophane.
Retouche : Modification ou réparation effectuée sur un ou plusieurs clichés de la planche d’impression afin de remédier à une usure. Cette restauration n’atteignant quasiment jamais l’état exact de l’original provoque des variétés qui sont recherchées par le spécialiste.
Retrait : la plupart des timbres sont retirés de la vente à une date officiellement fixée. Ils conservent néanmoins leur pouvoir d’affranchissement.
Rétrécissement : La plupart des papiers rétrécissent de façon inégale en séchant, ce qui fait que la dimension des timbres-poste issus d’une même impression peut varier.
Rotative : type de presse dont au moins un des éléments est constitué par un cylindre. En règle générale, ce mot concerne les presses dont l’unité d’impression est cylindrique. Il existe des rotatives en typographie, en taille-douce, en héliogravure et en offset. L’administration des postes a utilisé l’impression rotative la première fois en 1908 pour les mandats et en 1922 pour les timbres-poste.
Rotogravure : héliogravure sur cylindre permettant le tirage sur rotative.
Rouleaux :Terme utilisé pour décrire l’emballage de timbres-poste auto-adhésifs, en bandes insérées dans des boîtes ou bien dans des distributeurs automatiques.
Roulette : petit rouleau de timbres destiné à équiper les distributeurs automatiques.
Routage : action de grouper et de réunir en liasses par destination les imprimés, journaux, etc., confiés à la Poste.
Se-tenant : Une paire, une rangée ou un bloc de timbres dont la valeur ou le motif diffère.
Série : ensemble des timbres émis simultanément - ou presque - sur un sujet commun.
Service intérieur (Timbres pour le) : timbres qui n'ont pas eu cours dans l'Union Postale Universelle ; on devrait logiquement faire entrer dans cette catégorie les premiers timbres d'un grand nombre de pays (Réunion, Cap de Bonne-Espérance, Suisse, etc.) et tous les timbres de certains autres (les petits Etats indiens, Shanghai, etc.).
Signature : mention faite, au bas d'un timbre, du nom du dessinateur, du graveur ou de l'imprimeur.
Spécialiste : collectionneur qui limite sa collection à un ou quelques pays, voire à une émission dont il recherche alors les moindres variétés.
Spécimen : mention apposée sur certains timbres qui ont été remis comme échantillons au bureau de l'Union Postale Universelle, à Berne, ou offert par un gouvernement à des particuliers. Ces timbres sont admis dans beaucoup de collections. Ceux des fortes valeurs de quelques colonies anglaises sont de véritables raretés.
Suppression (date de) : date à laquelle un timbre cesse d’être imprimé.
Surcharge : mention ajoutée sur un timbre déjà imprimé pour modifier sa valeur, son usage ou le nom du pays. La surcharge peut être en continu, sur toute la longueur ou la hauteur d’une feuille entière de timbres-poste.
Surimpression : ou Officiels. Inscription imprimée sur un timbre après son émission à des fins d’usage gouvernemental exclusivement. "G", "OHMS", etc.
Surtaxe : valeur ajoutée à celle d'affranchissement et qui, en France depuis 1952, est entièrement reversée à la Croix-Rouge Française.
Taille-douce : procédé d'impression qui consiste à graver le dessin initial en creux et à l'envers pour le reproduire sur un cylindre. L'encre se loge alors dans les creux et se pose sur le papier.
Tampon : Toute marque appliquée à un timbre-poste ou à un produit postal pour indiquer la date et le lieu de l’application et prévenir toute réutilisation à des fins postales. Le tampon n’est pas nécessairement appliqué sur le timbre-poste ou sur son impression (l’appellation officielle est "timbre à date", mais on trouve aussi l’expression "cachet à date").
Tarif : tableau des prix des différents services postaux à une époque déterminée.
Teinté : se dit d'un papier qui a reçu une teinte de fond avant l'impression de la vignette-timbre. Nous employons les mots papier teinté, lorsque les timbres sont imprimés sur un papier ayant reçu une teinte de fond de la même couleur que le timbre lui-même, mais dans un ton beaucoup plus pâle.
Tête-bêche : paire attachée de deux timbres dont l'un est renversé par rapport à l'autre.
Tête d'ivoire : timbre au verso duquel se détache, en blanc sur azuré, le contour plus ou moins flou de l'effigie du recto.
Timbre : vignette fiduciaire ayant pouvoir pour affranchir le courrier, le port étant payé par l'expéditeur. Une des grandes inventions du XIXè siècle, est devenue objet de collection. On attribue son invention à Sir Rowland Hill qui en fut à coup sûr le grand propagateur. Le premier timbre émis au monde est originaire de Grande-Bretagne (6 mai 1840).
Timbre à date : tampon postal, généralement rond, permettant l’annulation d’un timbre-poste. Il porte l'inscription de la date de l'expédition, de transit ou de distribution selon le cas. Le timbre à date peut comporter des mentions permettant d’identifier la catégorie du courrier. Dénomination officielle de ce que les philatélistes appellent souvent improprement "cachet à date".
Timbre de grève : figurine semi-officielle émise par un organisme public ou privé lors d’une grève prolongée du service postal.
Timbres de service : timbres émis par des organisations internationales, servant aux courriers postés de leurs sièges, afin de montrer leur indépendance (UNESCO et Conseil de l'Europe).
Timbre pour journaux : au XIXe siècle, de nombreux pays ont émis des timbres répondant aux droits fiscaux et postaux d’envoi des journaux.
Timbre-taxe : le postier fait payer au destinataire une taxe pour affranchissement insuffisant et appose sur le courrier le timbre-taxe de la somme qu'il perçoit. Ces timbres-taxes sont de véritables timbres et entreront dans votre collection, même s'ils ne présentent a priori qu'un intérêt historique.
Tirage : ce terme est employé dans trois sens. 1. action d’imprimer les timbres. 2. résultat de cette action. 3. quantité de timbres émis.
Triptyque : Bande de trois timbres présentant chacun un dessin différent, mais qui, ensemble, forment une seule illustration.
TVP : timbre à Valeur Permanente. Timbre d'usage courant, sans valeur faciale, qui n'est pas dépendant d'une augmentation du tarif postal.
Type : ce terme est employé dans deux sens. 1. pour désigner un timbre par le nom de son auteur ou par son sujet (Blanc, Mouchon, Semeuse, etc.); 2. suite à une modification de l’outil de fabrication qui donne naissance à un nouveau type (type I, type II, type 3a, etc.).
Typographie : procédé d'imprimerie dans lequel l'impression est réalisée par des caractères en relief et à l'envers, assemblés et mis en page.
Union générale des Postes : premier nom donné à l’Union Postale Universelle.
UPU (Union Postale Universelle) : organisme international créé en 1875 pour harmoniser les relations postales mondiales et favoriser la coopération entre les Postes.
Usage courant : ensemble des timbres vendus en permanence.
Usé : se dit (à tort) d'un timbre qui a servi et qui est oblitéré.
Vaguemestre : personne étrangère à l’administration des Postes, qualifiée pour effectuer les opérations postales des membres de la collectivité qu’il dessert (armée, hôpital, prison, établissement d’enseignement).
Valeur faciale ou d’affranchissement : chiffre inscrit sur le timbre et qui représente son prix de vente. Il correspond en général à la valeur d'affranchissement et à la surtaxe, s'il y en a une. Depuis 1995, la France émet des timbres-poste d'usage courant sans valeur faciale, dits "timbre à validité permanente" (TVP).
Validité : durée pendant laquelle un timbre-poste peut servir à l’affranchissement.
Variété : ne pas confondre avec erreur. La variété est d’une importance philatélique secondaire. Elle est due souvent au hasard d’un accident lors de l’impression. Si le résultat de cet accident s’étend sur une partie de l’impression, on parle d’une variété constante et si elle est écartée lors de l’impression on parle d’une retouche. Elle apparaît toujours au même endroit de la planche. Timbre présentant une ou plusieurs différences (couleur, bandes de phosphore, centrage, etc.) par rapport au timbre type. La variété représente une plus-value.
Vente : en philatélie, il existe deux types de ventes : ventes à prix nets ou ventes sur offres.
Vente à prix nets : est une vente sur catalogue avec une mise à prix fixe où les objets proposés sont vendus au premier acheteur.
Vente sur offres : est une vente par correspondance, sur catalogue, vente non publique au plus fort enchérisseur et sans surenchère sur une enchère connue. La vente sur offres a été créée en 1929 par un négociant parisien, Octave Roumet.
Vergé : se dit d'un papier bâtonné dans la pâte (comme le sont les papiers dits anglais du commerce). A défaut d'indications contraires, la vergeure est horizontale.
Vignette : morceau de papier, avec ou sans perforation, qui ressemble à un timbre-poste mais qui n’en est pas un. Ce terme peut désigner la partie sans valeur postale ou monétaire d’une feuille de timbres-poste réservée en général à la promotion ou à la publicité. La vignette publicitaire est une vignette attachée par sa dentelure à un timbre-poste et sur laquelle une publicité est imprimée. La vignette de poste aérienne est utilisée pour signifier à l’administration postale que l’expéditeur a payé une surtaxe pour un acheminement par avion.
Vignettes expérimentales : timbres non officiels, produits pour tester des encres, des papiers, des procédés d'impression, des formats, des perforations, ou d'autres aspects techniques avant l'émission officielle de vrais timbres, mais qui ne sont pas valides pour l'affranchissement postal. De ce fait, il existe des multitudes de variétés de couleurs et de défauts (variétés), contrairement aux timbres définitifs, où les sujets à défauts sont détruits. Les services postaux les produisent en interne ou les font produire par des imprimeurs spécialisés.
Vignettes publicitaires : Ou bande publicitaire. Etiquettes ressemblant à des timbres-poste, attachées par leur dentelure à un timbre-poste et sur laquelle une publicité est imprimée.
Virole : anneau plat de métal amovible portant la gravure de certains timbres en héliogravure et en taille douce, imprimés depuis 1966 en France.